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Extraits par thèmes - Orientaux

[Textes protégés par un numéro d'ISBN]

 

 

Sonnet en Terre Défendue

 

Seul, dernier des Mohicans, sur la longue route

En Terre Promise, errant comme le dernier croyant,

Poussé par un espoir déjà sollicité,

Usé par les pèlerins, usé du Prieuré.

 

Trainant comme un animal blessé, comme une âme

Flagellée, grelottante, qui serre sur son flanc

Un livre aux pages usées, déchirées, jaunissant,

Où l’on promet la paix, des jardins suspendus

Débordant de miel, et de beaux fruits défendus,

Qui s’envolent doucement au pays passionnel.

 

Sur ma branche d’olivier, je suis aux milles épices,

Les yeux dans le lointain, attendant l’avènement

D’un royaume gorgé de soleil, de myrrhe, d’origan,

Mais cette longue et vaine attente, me met au supplice.

 

Où puis-je trouver sur cette terre, un oasis qui

 Désaltérerait ma soif de paix, de bonté,

Où les marchands du temple vendraient l’honnêteté,

Qui nous transporterait vers un pays exquis.

 

Sous les grands cèdres du Liban, il fût un temps

Où l’on restait allongé, las et étourdi,

Le vent tiède caressant du rêveur les envies,

Dégustant la musique et le bon vin grisant.

 

Les marchés exotiques aux parfums épicés,

Qui montent à la tête du badaud égaré, prêt

A goûter les figues, les dattes, le thé et les baies,

Rappellent le temps où l’amour fût ressuscité.

 

En haut du Mont, j’attends encore près du buisson,

Ardent ou pas, la nuit finit par arriver,

Car on entend les tambourins dans la vallée,

Où le peuple en liesse chante encore à l’unisson.

 

Pauvre jarre, pauvre amphore qui fuit et ruisselle,

Tu espérais que ton eau, en vin se changeât,

Mais en vain, ton attente comprimait ton cœur froid,

Car tout passe et dépérit, ô mon âme si belle.

 

Dans les jardins, mon désir encore se promène,

Chose sotte de fonder son espoir dans un mortel,

Parfaite ou pas, l’illusion vient et se révèle,

Malgré les supplications, les prières, les amen.

 

Au poteau, je crie d’une voix forte, sans bien comprendre

Pourquoi : « Eli Eli, lama sabachthani »

Pourtant la sombre nuit, par arriver a fini,

Et un profond déchirement se fît entendre.

 

Sur ma branche d’olivier, je suis aux milles épices,

Les yeux dans le lointain, attendant l’avènement

D’un royaume gorgé de soleil, de myrrhe, d’origan,

Mais cette longue et vaine attente, me met au supplice.

 

Il fût un temps où les rameaux couchés à terre,

Humblement, prêtaient le dos à l’amour roi,

Sauveur immortel, sans se demander pourquoi

Les fleurs de paradis exauçaient les prières.

 

Sous les grands cèdres du Liban, il fût un temps

Où l’on restait allongé, las et étourdi,

Le vent tiède caressant du rêveur les envies,

Dégustant la musique et le bon vin grisant.


Date de création : 10/12/2014 @ 17:24
Dernière modification : 01/04/2017 @ 12:58
Catégorie : Extraits par thèmes
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Texte à méditer :   "Je ne suis rien, je le sais ; mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout"   Victor Hugo
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