Présentation

Fermer Commander

Fermer Nouveautés

Fermer Prix et concours 2016

Fermer Liens audio - Conférences

Fermer Pour Maya

Fermer Le Lundi, c'est poésie !

Fermer Le lundi, c'est poésie - 2016

Fermer Le Lundi, c'est poésie ! - 2017

Fermer Evènements

Fermer Evènements 2014

Fermer Evènements 2015

Fermer Evènements 2016

Fermer Evènements 2017

Fermer Extraits par thèmes

Fermer Ils chantent la poésie

Fermer Mes Poésies

Fermer Mon inspiration

Fermer Partenaires

Fermer Presse

Fermer Remerciements

Calendrier
Sondage
Comment avez-vous connu le site?
 
Par Karine
Carte de visite
Facebook
Connaissance
Lors d'une manifestation
Par hasard
Résultats
Webmaster - Infos
Recherche



Visites

 91254a visiteurs

 9 visiteurs en ligne

Menu
Le lundi, c'est poésie - 2016 - 03 Octobre - Gaëlle Josse - Tambours frappés à mains nues, suite

Gaëlle JOSSE

 

 

Gaëlle Josse, née en Septembre 1960, est une femme de lettres française.

Après des études de droit, de journalisme et de psychologie clinique, elle vit quelques années en Nouvelle-Calédonie.

Elle travaille actuellement comme rédactrice pour un site Internet à Paris.

Elle organise aussi des ateliers d'écoute musicale et d'écriture, pour adultes et adolescents.

Elle dit être venue à la littérature par la poésie. Ses livres sont étudiés dans de nombreux lycées.

En 2015, elle est finaliste du Prix des libraires et lauréate du Prix de littérature de l'Union Européenne pour son roman Le dernier gardien d'Ellis Island (Noir sur Blanc)

En 2016, elle est marraine du prix littéraire des jeunes Européens.

 

 

 

Tambours frappés à mains nues

 

*

On écrit une icône. On ne la dessine pas, on l'écrit. On l'écrit avec du temps infini, avec quelques couleurs - du rouge de l'orange du brun - avec des traces d'or, avec infiniment d'amour, avec infiniment de compassion. Ecrire une icône à l'image de ce qu'on ne connaît pas, de ce qui demeure plus grand plus aiment que nous. Ecrire une icône en écoutant le silence le vent des feuilles, en oubliant la rumeur. Ecrire une icône avant de s'abandonner ébloui.

(à l'église de Saint-Benoît-sur-Loire)

 

Nous arrivons à l'heure où nos rêves s'amincissent, rattrapés par les jours, il nous faut quitter nos ermitages, nous accommoder, surnager. L'essentiel s'est joué aux dés, après on se débrouille. On a aimé les leurres - bijoux de métal et de plumes qui cachent l'hameçon - , les couleurs se mêlent et les souvenirs viennent nous surprendre en douce. Il y a la place pour quelques reniements, pour quelques audaces, celles qui cherchent le joie du monde - jardin des Délices et je t'emmènerai voir Syracuse. Oublier un peu cette gravité de stabat Mater qui nous poursuit, prendre des poses d'odalisque pourquoi pas?

Nous arrivons à l'heure où les tentations nous hèlent encore de loin. Sons voilés, soubresauts. Ah jouer encore les yeux de Chimène et Rodrique as-tu du coeur ! et d'où nous vient cette nostalgie soudaine d'Ithaque après tant de voyages?

Nous arrivons à l'heure où les fleuves sacrés s'échangent contre le ruisseau à truites, et le feu des dieux contre une flambée maison ouverte. Il reste des élans, des navigations secrètes, des sentiers à parcourir, des arbres à écouter bruire, des abandons. La terre est brûlée, oui, mais fastueux embrasements.

 

*

 

 


Date de création : 25/11/2016 @ 11:09
Dernière modification : 25/11/2016 @ 11:15
Catégorie : Le lundi, c'est poésie - 2016
Page lue 1122 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article



Texte à méditer :   La poésie est une religion sans espoir!   Sacha Guitry
^ Haut ^