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Le lundi, c'est poésie - 2016 - 11 Juillet-Léopold Sédar Senghor-Nuit de Sine

LEOPOLD SEDAR SENGHOR

 

 

Léopold Sédar Senghor, né en 1906 à Joal au Sénégal et mort en 2001 à Verson en France, est un poète, écrivain, homme politique français, puis sénégalais et premier de la République du Sénégal (1960-1980) et il fût aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.

Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes  ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.

Sa poésie, est fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire qui la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. »

 

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"J'écris d'abord pour mon peuple. Et celui-ci sait qu'une kôra n'est pas une harpe non plus qu'un balafong un piano. Au reste, c'est en touchant les Africains de langue française que nous toucherons mieux les Français et, par-delà mers et frontières, les autres hommes"

Léoplod Sédar Senghor

 

 

Nuit de Sine

 

Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques,

   tes mains douces plus que fourrure.

Là-haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute nuit nocturne

A peine. Pas même la chanson de nourrice.

Qu'il nous berce, le silence rythmé.

Ecoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons

Battre le pouls profond de l'Afrique dans la brume des villages perdus.

 

Voici que décline la lune lasse vers son lit de mer étale

Voici que s'assoupissent les éclats de rire, que les conteurs eux-mêmes

Dodelinent de la tête comme l'enfant sur le dos de sa mère

Voici que les pieds des danseurs s'alourdissent,

   que s'alourdit la langue des choeurs alternés.

 

C'est l'heure des étoiles et de la Nuit qui songe

S'accoude à cette colline de nuages, drapée dans son long pagne de lait.

Les toits des cases luisent tendrement.

   que disent-ils, si confidentiels, aux étoiles?

Dedans, le foyer s'éteint dans l'intimité d'odeurs âcres et douces.

 

Femme, allume la lampe au beurre clair, que causent autour les ancêtres

   Comme les parents, les enfants au lit.

Ecoutons la voix des anciens d'Elissa. Comme nous exilés, il n'ont pas voulu mourir

que se perdît par les sables leur torrent séminal.

Que j'écoute, dans la case enfumée que visite un reflet d'âme propices

Ma tête sur ton sein chaud comme un dang au sortir du feu et fumant

Que je respire l'odeur de nos Morts, que je recueille et redise leur voix vivante

   que j'apprenne à

Vivre avant de descendre, au-delà du plongeur

   dans les hautes profondeurs du sommeil.

 

                                                                                        Chants d'ombre (recueil)


Date de création : 08/08/2016 @ 19:22
Dernière modification : 18/08/2016 @ 12:11
Catégorie : Le lundi, c'est poésie - 2016
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Texte à méditer :   "Je ne suis rien, je le sais ; mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout"   Victor Hugo
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