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Le lundi, c'est poésie - 2016 - 27 Juin- Dylan Thomas-Laisse-moi fuir

DYLAN THOMAS (1914 - 1953)

 

 

Dylan Thomas est considéré outre-Manche comme un des plus grands poètes du vingtième siècle.

Et son traducteur, son merveilleux traducteur, Alain Suied aura permis son passage en notre langue.

Il fut une de ces âmes insoumises qui approchèrent trop près du soleil et se sont liquéfiées dans l’alcool.

Il semblait avoir pour ressort intérieur une forme d’extase et de transe verbale.

Merveilleux conteur il fut l’un des premiers à enregistrer ses poèmes, à vivre de conférences, et à jouer de sa voix charismatique.

 

 

 

 

Laisse-moi fuir

 

Être libre (Du vent pour mon arbre !

De l’eau pour ma fleur)

Vivre de soi à soi

et noyer les dieux en moi

Ou écraser leurs têtes vipérines sous mon pied.

pas d’espace, dis-tu, pas d’espace

Mais tu ne m’y incluras pas

Même si ta cage est robuste.

Ma force sapera ta force;

Je déchirerai l’obscur nuage

Pour voir moi-même le soleil

Pâle et déclinant, pousse atroce


Traduction d’Alain Suied Dylan Thomas Vision et prière Gallimard COLL. POESIE -

 

N'étant que des hommes, nous marchions dans les arbres

Effrayés, abandonnant nos syllabes à leur douceur

De peur d'éveiller les freux,

De peur d'arriver

 

sans bruit dans un monde d'ailes et de cris.

Enfants nous nous serions penchés

Pour attraper les freux endormis, sans briser de brindilles,

Et après une douce ascension,

Élevant nos têtes au-dessus des branches

Nous nous serions émerveillés des étoiles inaltérables.

 

Loin de la confusion, telle est la voie

Tel est le prodige que l'homme sait

Loin du chaos parviendrait la joie.

 

Cela est la beauté, disions-nous,

Enfants émerveillés par les étoiles,

Cela est le but, cela est le terme.

 

N'étant que des hommes, nous marchions dans les arbres.


Date de création : 23/06/2016 @ 15:57
Dernière modification : 23/06/2016 @ 16:03
Catégorie : Le lundi, c'est poésie - 2016
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Texte à méditer :   La poésie est une religion sans espoir!   Sacha Guitry
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