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Le lundi, c'est poésie - 2016 - 11 Avril-Paul Verlaine-Mon rêve familier

PAUL VERLAINE (1844 - 1896)

 

 

"L'homme, qui était sous le jeune homme un peu pédant que j'étais alors, jetait parfois ou plutôt soulevait le masque et s'exprimait en plusieurs petits poèmes tendrement. Ces vers témoignaient dès lors d'une certaine pente à une mélancolie tour à tour sensuelle et rêveusement mystique" (Conférence tenue à Anvers en 1893), ainsi, Verlaine jugeait-il son oeuvre de jeunesse regroupée sous le titre de Poèmes saturniens (1866).

Peu à peu dégagé de l'influence du mouvement parnassien, le poète trace la voie d'un lyrisme évanescent : le thème romantique traditionnel de la Femme idéale se nourrit dans ce sonnet de l'étrangeté du rêve.

 

 

Mon rêve familier

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,

Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

 

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent

Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

Est-elle brune, blonde ou rousse? - Je l'ignore,

Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore

comme ceux des aimés que la Vie exila.

 

Son regards est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

                                                                        Poèmes saturniens

 


Date de création : 26/04/2016 @ 16:59
Dernière modification : 26/05/2016 @ 15:19
Catégorie : Le lundi, c'est poésie - 2016
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Texte à méditer :   "D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau."   Victor Hugo
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