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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 14 Décembre-Baudelaire - Les chats

BAUDELAIRE  (1821 - 1867)

 

Baudelaire éprouve une telle fascination pour les chats qu'il leur consacre plusieurs oeuvres: à côté de ce sonnet, deux autres poèmes dans "Spleen et Idéal" , intitulés 'Le chat', chantent leurs "prunelles pâles, mêlées de métal et d'agate", leur "corps électrique", leur fourrure embaumée et leur démarche "élastique".

Le charme énigmatique du félin y est mis en "correspondance" avec celui de la femme pour qui le poète ressent la même attirance troublante: l'un comme comme l'autre rappelle à l'homme sa part d'animalité!

"L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. C'est à cette dernière que doivent être rapportées les amours pour les femmes et les conversations intimes avec les animaux, chiens, chats, etc..." (Mon coeur mis à nu, 1860-1866)

 

 

Les chats

 

Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

 

Amis de la science et de la volupté

Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;

L'érèbe1 les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands Sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin.

 

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,

Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

 

                                                              Les Fleurs du mal, "Spleen et idéal"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 15/12/2015 @ 13:28
Dernière modification : 26/05/2016 @ 15:21
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   'Ô vous donc qui, brûlant d'une ardeur périlleuse   Courez du bel esprit la carrière épineuse   N'allez pas sur des vers sans fruit vous consumer,   Ni prendre pour génie un amour de rimer'     Nicolas Boilau
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