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Extraits par thèmes - Souffrance

[Textes protégés par un numéro d'ISBN]

 

La nausée du dimanche

 

Toi, mon âme que tout blesse

Profondément, que tout délaisse,

Tu connais la tyrannie des sentiments,

L’humeur noire du bouillonnement

Que les mystiques tentent d’apaiser

Par des prières, des méditations,

Des Pater, des invocations.

 

Toi mon cœur que tout sature,

Tu n’as pour toute armure

Qu’un fil de soie, de lumière,

Une couverture légère.

 

Toi mon cœur de porcelaine

Se brisant à la moindre peine,

Je n’ai pas trouvé l’écrin

Digne de protéger mon sein.

 

Mon esprit aliéné par tant d’idées,

Tant d’aspiration à la sérénité,

Dis-moi

Comment taire ce bavardage

Incessant, de l’esprit orage

Duquel émergent les nuages,

Comment fuir loin du moi

Qui nous gouverne,

Nous impose sa loi,

Faut-il guérir par le vide ?

Arracher ces pensées avides

Pour taire le tumulte qui

Jongle avec les fantômes

Du passé, les fantômes

Du futur ?

 

Je sens les mouvements de l’intérieur,

Les tournesols baissent le regard,

Les épaules vers l’intérieur,

Sans soleil, il est trop tard.

 

Toi mon cœur que tout irrite

Quelles sont ces forces sourdes

Qui nous habitent ?

Pourquoi cries-tu vers les cieux

Même par tempête de ciel bleu ?

 

Un vieux divan se souvient,

Comme la moisson est amère

Et comme disait Baudelaire :

 « Vivre est un mal,

C’est un secret connu de tous »

On aspire, mais jamais on obtient,

Un vieux divan s’en souvient.

 

La nausée du dimanche.

 

 

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Phoenix

 

Tu comprends ce qu’est l’amour

Quand aucun cœur ne bat pour toi

Quand il n’y a plus aucune chaleur

Tu connais la morsure du froid,

La trahison et la colère

Quand tu seras seule sur la route

Sur ce chemin maintenant tu erres

Abandonnée, avec  tes doutes.

 

Phoenix, enseigne-moi

Comment renaître de mes cendres

Phoenix, je suis là

Sur le parvis, seule à t’attendre,

Une larme suffira-t-elle

Une larme, une goutte

Suffiront-elles

A guérir mon cœur qui doute

A panser cette plaie mortelle.

 

Tu te souviens de l’allégresse ?

Te souviens-tu de la tristesse ?

Le ciel est clair et l’eau est pure

Depuis combien de temps j’endure ?

Envole-moi, oui bel oiseau

Emporte-moi, oui sur ton dos

Sur tes grandes ailes déployées

Je n’ai pas fini d’exister.

 

Phoenix, enseigne-moi

Comment renaître de mes cendres,

Tu restes là -  moi égarée

Je pense toujours à l’être aimé

Phoenix, Phoenix,

Apprends-moi

Comment renaître après les flammes

Comment  survivre à tous ces drames

Phoenix, Phoenix,

Apprends-moi

Comment guérir mon cœur qui saigne

Que jamais la lueur ne s’éteigne

 

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

 

Mon cerveau, mon caveau

 

J’ai plus de souffrances

Que si j’avais mille ans*

 

J’aimerais fermer la porte

De cet immonde caveau

D’où émergent des idées cloportes

Coulant dans les caniveaux,

Dans cette grotte obscure

Les sorcières à leur tâche,

Me donnent à boire du cyanure

Et dans les enfers m’attachent.

Je suis alors privée de mon âme

Comme un ange déchu,

Comme un mécréant

Tel un vampire que l’aube tue.

De cette funeste chapelle

Monte une fumée soufrée

Faisant pleurer les prunelles

Et au cœur donne la nausée…

 

Mais comment refermer la stèle

Le marbre crie sous les fissures,

Je suis sacrifiée sur l’autel

Sur cette béante ouverture.

 

 

* Reprise partielle du ‘Spleen LXXVI’ – Les Fleurs du mal – Charles Baudelaire  « j’ai plus de mémoire que si j’avais mille ans »


Date de création : 17/11/2014 @ 13:32
Dernière modification : 06/08/2017 @ 12:50
Catégorie : Extraits par thèmes
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Texte à méditer :   'La douleur est la pierre de touche de tout grand art'   Oscar Wilde
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