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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 30 novembre 2015-Baudelaire-L'albatros

BAUDELAIRE  (1821 - 1867)

 

Confronté à la médiocrité d'"une société absolument usée, - pire qu'usée - abrutie et goulue, n'ayant d'amour que pour la possession" (Critique littéraire, Madame Bovary, 1857), le poète éprouve le sentiment d'être maudit; son orgueil blessé l'invite à chercher dans le ciel sa véritable patrie. Peut-être ces vers ont-ils été inspirés par une scène vécue sur le bateau au cours du voyage à la Réunion (1841); le martyre de l'albatros n'est pas sans rappeler le sacrifice "sublime" du pélican de Musset.

 

 

 

L'albatros

 

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers.

 

A peine les ont-ils déposés sur les planches,

que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

Comme des avirons traîner à côté d'eux.

 

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!

Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!

L'un agace son bec avec un brûle-gueule,

L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

 

Le poète est semblable au prince des nuées

Qui hantent la tempête et se rit de l'archer;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Sas ailes de géant l'empêchent de marcher.

 

 

                                            Les Fleurs du mal, "Spleen et Idéal"


Date de création : 30/11/2015 @ 13:03
Dernière modification : 30/11/2015 @ 13:03
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   'Ce n'est pas l'ampleur mais l'intensité qui est le véritable but de l'art'   Oscar Wilde
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