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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 6 septembre 2015-Oscar Wilde-De Profundis-Suite

 

 

Oscar Wilde, dont le nom complet est, Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde est un écrivain Irlandais né à Dublin le 16 octobre 1854 et mort à Paris le 30 novembre 1900.

Au faîte de sa gloire, alors que sa pièce maîtresse L'importance d'être constant (1895) triomphe à Londres, Oscar Wilde poursuit le père de son amant Alfred Douglas pour diffamation, après que celui-ci a entrepris de faire scandale de son homosexualité. Après une série de trois procès retentissants, Wilde est condamné pour « grave immoralité » à deux ans de travaux forcés. Ruiné par ses différents procès, condamné à la banqueroute, il écrit en prison De Profundis une longue lettre adressée à son amant dont la noirceur forme un contraste saisissant avec sa première philosophie du plaisir. Dès sa libération en mai 1897, il quitte définitivement la Grande-Bretagne pour la France. C’est dans ce pays d’accueil qu’il met un point final à son œuvre avec La ballade de la geôle de Reading (1898), un long poème commémorant l’expérience éprouvante de la vie en prison. Il meurt à Paris en 1900, dans le dénuement à l'âge de quarante-six ans.

 

 

[...]

Puis il me faudra apprendre à être heureux. Je le savais jadis, ou croyais le savoir par instinct. Jadis c'était toujours le printemps dans mon coeur. J'étais, par nature, apparenté à la joie. Jusqu'au bord, j'emplissais ma vie de plaisir comme on pourrait emplir jusqu'au bord une coupe de vin. J'envisage maintenant la vie sous un angle absolument nouveau, et même concevoir la bonheur m'est souvent extrêmement difficile [...]

Lorsque j'étais à la prison de Wandsworth, j'aspirais à la mort. C'était mon seule désir. Quand je fus transféré ici, et que, après deux mois passé à l'infirmerie, je constatai que ma santé physique s'améliorait, je fus pris de fureur.Je décidai de me suicider le jour même de ma sortie de prison. Au bout d'un certain temps, ces funestes dispositions disparurent et je résolus de vivre, mais de me revêtir de mélancolie comme un roi se revêt de pourpre, de ne plus jamais sourire, de transformer en maison de deuil toute demeure dont je franchirais le seuil, d'obliger mes amis à régler lentement leur pas sur ma tristesse, de leur apprendre que la mélancolie est le vrai secret de la vie, de les affliger d'une douleur étrangère, de les accabler de me propre peine. Mes sentiments sont maintenant absolument différents. [...] Il me faut apprendre à être gai et heureux. Lors des deux dernières occasions où l'on m'autorisa à recevoir ici mes amis, je m'efforçai d'être aussi gai que possible et de montrer ma gaieté pour compenser un peu la peine qu'ils avaient prise en faisant tout le trajet de Londres pour me voir. Ce n'est là, je le sais, qu'une compensation bien légère, mais c'est ce qui, j'en suis certain, leur fait le plus plaisir. Il y a samedi huit jours, je vis Robbie pendant une heure et m'efforçai de donner la plus complète expression à la joie que me causait sa venue. Et la preuve que j'ai tout à fait raison dans les vues et les ides que j'expose ici pour moi-même m'est donnée par le fait que, pour la première fois depuis ma détention, j'ai maintenant un vrai désir de vivre.

J'ai devant moi tant de choses à faire que je regarderais comme une affreuse tragédie de mourir avant d'avoir pu réaliser au moins une petite part. Je vois dans l'art et dans la vie des développements inattendus, chacun d'eux offrant un nouveau moyen de perfection. J'aspire à vivre pour pouvoir explorer  de qui est pour moi rien moins qu'un nouvel univers. Veux-tu savoir quel est ce nouvel univers? je crois que tu peux le deviner. C'est celui dans lequel je vis.

 

 

 

 

 

 


Date de création : 07/09/2015 @ 18:58
Dernière modification : 17/09/2015 @ 20:18
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   "Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie. Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu"   Henry David Thoreau
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