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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 17 août 2015-St John Perse-Chant pour un équinoxe

Saint-John Perse (1887-1975)

 

Marie-René Auguste Alexis Leger, dit Saint-John Perse né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre et mort le 20 septembre 1975 est un poète, écrivain et diplomate Français.

Alexis Leger fut certes un diplomate de premier plan. Mais in fine, l'homme a reconnu son unité dans une vocation de poète consacrée en quelque sorte dans le volume de ses 'oeuvres complètes'. au-delà des approches tronquées et des polémiques régulièrement réitérées à propos de son parcours diplomatique, c'est bien sa poésie, et sa poésie seule qui dit la substance d'un itinéraire à la fois personnel et esthétique.

Cette substance se décline en une parole considérable qu'il importe d'appréhender avec soin, pour qui veut apprécier l'une des grandes oeuvres de l'esprit en langue française.

C'est avant tout la puissance des images et la richesse du rythme qui caractérisent le poème persien.

 

Une « histoire de l'âme » semble dessiner, au gré des poèmes, un recours suprême aux éléments du monde (neiges, pluies, grands vents, souffles océaniques), mobilisés pour atteindre le « renouement » de l'homme vers son élan vital. Du souffle épique d'Anabase au style volontairement dépouillé des textes du Grand âge, les poèmes de Saint-John Perse construisent, en une langue somptueuse, un édifice unique dans la littérature française moderne. L'œuvre entière, en une profonde cohérence, propose au lecteur de parcourir le réel humain comme « Une seule et longue phrase sans césure à jamais inintelligible ». Le regard porté sur le « monde entier des choses » y demeure de bout en bout, empreint d'une volonté d'intégralité qui s'accorde à la recherche en tout, d'une plénitude existentielle (« Épouse du monde ma présence ! »), d'une quête de l'unité. C'est sans doute en ce tribut d'une restitution à l'homme certes, mais plus intimement, à tout un chacun, du souffle premier d'une présence exaltante au monde, que l'on peut certainement considérer la richesse de cette œuvre exigeante et rare.

 

 

 

Chant pour un équinoxe (1971)

 

L'autre soir, il tonnait, et sur la terre aux tombes j'écoutais retentir

cette réponse à l'homme, qui fut brève et ne fût que fracas.

 

Amie, l'averse du ciel fût avec nous, la nuit de Dieu fût notre intempérie,

et l'amour, en tous lieux, remontait vers ses sources.

 

Je sais, j'ai vu, la vie remonte vers ses sources, la foudre ramasse ses outils dans les carrières désertées,

le pollen jaune des pins s'assemble aux angles des terrasses,

 

Et la semence de Dieu s'en va rejoindre en mer les nappes mauves du plancton,

Dieu l'épars nous rejoint dans la diversité.

 

 

 

Sire, maître du vol, voyez qu'il neige, et le ciel est sans heurt, la terre franche de tout bât:

terre de Seth et de Saül, de Che Houang-Ti et de Cheops.

 

La voix des hommes est dans les hommes, la voix du bronze dans le bronze, et quelque part au monde

où le ciel fût sans voix et le siècle n'eût garde,

 

un enfant naît au monde dont on ne sait la race ni le rang,

et le génie frappe à coup sûrs aux lobes d'un front pur.

 

Ô Terre, notre Mère, n'ayez soucis de cette engeance: le siècle est prompt, le siècle est foule, et la vie va son cours.

Un chant se lève en nous qui n'a connu sa source et qui n'aura d'estuaire dans la mort:

 

Equinoxe d'une heure entre la Terre et l'homme.

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 17/08/2015 @ 19:26
Dernière modification : 22/08/2015 @ 20:48
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   'Lorsque je me mets à écrire, l'encrier s'emplit de vers, ma plume de rêves et le papier blanc d'idées'   Fernando Arrabal
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