Présentation

Fermer Commander

Fermer Nouveautés

Fermer Prix et concours 2016

Fermer Liens audio - Conférences

Fermer Pour Maya

Fermer Le Lundi, c'est poésie !

Fermer Le lundi, c'est poésie - 2016

Fermer Le Lundi, c'est poésie ! - 2017

Fermer Evènements

Fermer Evènements 2014

Fermer Evènements 2015

Fermer Evènements 2016

Fermer Evènements 2017

Fermer Extraits par thèmes

Fermer Ils chantent la poésie

Fermer Mes Poésies

Fermer Mon inspiration

Fermer Partenaires

Fermer Presse

Fermer Remerciements

Calendrier
Sondage
Comment avez-vous connu le site?
 
Par Karine
Carte de visite
Facebook
Connaissance
Lors d'une manifestation
Par hasard
Résultats
Webmaster - Infos
Recherche



Visites

 92089z visiteurs

 10 visiteurs en ligne

Menu
Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 29 juin 2015-Victor Hugo-Oceano Nox

 

VICTOR HUGO (1802-1885)

 

Lors d'un voyage en Normandie, Hugo a assisté au déchaînement d'un ouragan sur les falaises de Saint-Valéry-en-Caux le 16 juillet 1836. Marqué par cette forte impression, il compose un long poème de 48 vers (sont données ici les trois premières et la dernière strophes) dont le titre est tiré d'un vers de l'Enéïde de Virgile (chant II, vers 250): Ruit oceano nox ("La nuit se rue vers l'océan").

 

 

OCEANO NOX

(tiré du recueil de poésies "les rayons et les ombres")

 

 

Oh! combien de marins, combien de capitaines

Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,

Dans ce morne horizon se sont évanouis!

Combien ont disparu, dure et triste fortune!

Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,

Sous l'aveugle océan à jamais enfouis!

 

Combien de patrons morts avec leur équipage!

L'océan de leur vie a pris toutes les pages

Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots!

Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.

Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée;

L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues!

Vous roulez à travers les sombres étendues,

Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.

Oh! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,

Sont morts en attendant tous les jours sur la grève

       Ceux qui ne sont pas revenus!

[...]

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires?

Ô flots, que vous avez de lugubres histoires!

Flots profonds redoutés des mères à genoux!

Vous vous les racontez en montant les marées,

Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées

Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

                                              

                                                                  

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 30/06/2015 @ 14:22
Dernière modification : 01/09/2015 @ 09:17
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
Page lue 2280 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article



Texte à méditer :   "Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie. Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu"   Henry David Thoreau
^ Haut ^