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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 08 juin 2015-Victor Hugo-Ce siècle avait deux ans

VICTOR HUGO

(1802 - 1885)

 

 

Le plus grand dans son siècle, par son génie comme par l'étendue de son oeuvre et de sa vie: Victor Hugo que Paul Valéry présente comme "le possédé du langage poétique".

"Jamais dans notre langue le pouvoir de tout dire en vers exacts n'a été possédé et exercé à ce degré. Jusqu'à l'abus peut-être. Hugo est en quelque sorte trop fort pour ne pas abuser du pouvoir. Il transforme tout ce qu'il veut en poésie" (Etudes littéraires)

Le "monstre sacré" se présente ainsi lui-même tout en rendant un vibrant hommage à sa mère dans le long poème qui ouvre les 'Feuilles d'automne' (1831), dont voici les premiers vers:

 

 

Ce siècle avait deux ans...

 

Ce siècle avait deux ans! Rome remplaçait Sparte

Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte

Et du premier consul, déjà, par maint endroit,

Le front de l'empereur brisait le masque étroit.

Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,

Jeté comme la gaine au gré de l'air qui vole,

Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois

Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix.

Si débile qu'il fût, ainsi qu'une chimère,

Abandonné de tous, excepté de sa mère,

Et que son cou ployé comme un frêle roseau

Fit faire en même temps sa bière et son berceau.

Cet enfant que la vie effaçait de son livre,

Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,

C'est moi. -

 

Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de soins, que de voeux, que d'amour,

Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,

M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée,

Ange qui sur trois fils attachés à ses pas

Epandait son amour et ne mesurait pas!

 

Ô l'amour d'une mère! amour que nul n'oublie!

Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie!

Table toujours servie au paternel foyer!

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier!

 

                                                                  Les feuilles d'automne


Date de création : 10/06/2015 @ 12:04
Dernière modification : 11/08/2015 @ 14:47
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   " Je n'ai ni ambition ni désirs. Etre poète n'est pas une ambition que j'ai, c'est ma manière à moi d'être seul. "   Fernando Pessoa
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