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Le Lundi, c'est poésie ! - Lundi 23 février 2015-Suite...

... Suite du lundi 16 février 2015

 

Au premier rang des maîtres du Verbe poétique: Victor Hugo, dont la puissance créatrice a touché tous les domaines de l'art, au point d'en être devenu une espèce de "monstre sacré". Lui-même se sent placé par Dieu "au centre de tout comme un écho sonore":

"Peuples! Ecoutez le poète

Ecoutez le rêveur sacré!"

Dans son oeuvre, le langage, exalté comme "face de l'Invisible, aspect de l'Inconnu*", a la puissance primitive du chaos dont le vers ordonne la matière exubérante.

"Jamais dans notre langue, le pouvoir de tout dire en vers exacts n'a été possédé et exercé à ce degré. Jusqu'à l'abus peut-être. Hugo est en sorte trop fort pour ne pas abuser du pouvoir. Il transforme tout ce qu'il veut en poésie. Il trouve dans l'emploi de la forme poétique le moyen de communiquer une vie étrange à toute chose", constate Paul Valéry**.

Dans notre mémoire poétique d'aujourd'hui, cependant Hugo semble supplanté par un autre alchimiste de génie: Baudelaire, celui qui a si bien su faire de l'or avec de la boue. Poète unique, qui aide à rouvrir les portes du Jardin des origines, car "le génie n'est que "l'enfance retrouvée à volonté***". Après lui, le travail poétique est à jamais enrichi de l'infini résonance de ses harmonieuses correspondances.

"C'est cet admirable, cet immortel instinct du Beau qui nous fait considérer la terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du Ciel. (...) quand un poème exquis amène les larmes aux yeux, ces larmes ne sont pas la preuve d'un excès de jouissance, elles sont bien plutôt le témoignage d'une mélancolie irritée, d'une postulation des nerfs, d'une nature exilée dans l'imparfait et qui voudrait s'emparer immédiatement, sur cette terre même, d'un paradis révélé****".

Et c'est précisément un univers fait d'échos et de "correspondances" que dessinent tous ces fragments poétiques, éparpillés dans un temps que la lecture abolit. Le "vent mauvais" emporte aussi bien les amis de Rutebeuf que les espérances de Verlaine***** ; les oiseaux de la brise marine mallarméenne "sont ivres d'être parmi l'écume inconnue et les cieux", son cygne est exilé dans un "stérile hiver" comme l'albatros, "roi de l'azur" baudelairien ou le pélican de Musset "lassé d'un long voyage******."

 

 

* Hugo, "ce siècle avait deux ans..." et Les Rayons et les Ombres.

** Valéry, Etudes littéraires.

*** Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne.

**** Baudelaire, Notes nouvelles sur Edgar Allan Poe.

***** Rutebeuf, Complainte ; Verlaine, Chanson d'automne.

****** Mallarmé, Brise marine et "Le vierge, le vivace..."

 

 

Présentation de "Anthologie de la poésie française" (1998) par Annie Collognat-Barès


Date de création : 01/03/2015 @ 11:02
Dernière modification : 22/07/2015 @ 16:13
Catégorie : Le Lundi, c'est poésie !
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Texte à méditer :   «... Il ne peut exister sous le soleil d’œuvre plus absolument estimable, plus suprêmement noble, qu’un vrai poème, un poème per se, un poème qui n’est que poème et rien de plus, un poème écrit pour le pur amour de la poésie»   Edgar Allan Poe
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